Le Mufti de la République assiste à...

Dar al-Iftaa d'Égypte

Le Mufti de la République assiste à la cérémonie de distinction des mémorisateurs du Noble Coran parmi les personnes en situation de handicap à l’Université de Banha.

Le Mufti de la République assiste à la cérémonie de distinction des mémorisateurs du Noble Coran parmi les personnes en situation de handicap à l’Université de Banha.

Son Éminence le professeur Nazir Muhammad ‘Ayyad, Mufti de la République et président du Secrétariat général des institutions de fatwa dans le monde, a assisté à la cérémonie de distinction des mémorisateurs du Noble Coran à Université de Banha, dans une atmosphère festive reflétant la place du Livre de Dieu dans la conscience de la société égyptienne et l’engagement des institutions éducatives à soutenir les jeunes attachés au Coran, ainsi qu’à renforcer l’identité religieuse et nationale.

Il a souligné que Dieu, Exalté soit-Il, a révélé le Noble Coran pour le bonheur de l’humanité ici-bas et dans l’au-delà, citant les paroles divines : « Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu » (Al-Baqara : 185), ainsi que : « Nous l’avons certes fait descendre en une nuit bénie » (Ad-Dukhân : 3). Il a ajouté que parler du Coran et de ceux qui s’y consacrent revient à évoquer un message divin éternel venu faire passer les hommes des ténèbres vers la lumière, conformément au verset : « Un Livre que Nous avons fait descendre vers toi afin que tu fasses sortir les gens des ténèbres vers la lumière » (Ibrâhîm : 1). Il a précisé que chaque fois que l’humanité s’éloigne des exigences de cette voie, elle souffre de désordre, d’angoisse et de la perte de la boussole qui guide vers la prospérité de la terre.

Ces propos ont été tenus lors de son allocution à la cérémonie de distinction des mémorisateurs du Coran dans le cadre du concours organisé par l’Université de Banha sous le titre « Un Coran récité par les anges », en coopération avec le gouvernorat de Qalyubiya et l’Autorité mondiale de la jeunesse à Qalyubiya, afin d’honorer un groupe d’étudiants d’exception parmi les personnes en situation de handicap, en présence de responsables exécutifs, académiques et religieux, ainsi que des familles des étudiants honorés.

Son Éminence a également indiqué que la Sunna prophétique a clairement établi que le Coran constitue le refuge sûr lorsque les épreuves s’intensifient et que les repères se brouillent. Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Il y aura des épreuves semblables aux fragments d’une nuit obscure ». On lui demanda : « Quelle en sera l’issue ? » Il répondit : « Attachez-vous au Livre de Dieu ». Il a affirmé que l’attachement à la Révélation rend à l’homme son équilibre, protège les sociétés contre l’égarement face aux ambiguïtés et leur confère la capacité de distinguer le vrai du faux en des temps marqués par la multiplication des défis.

Il a en outre expliqué que le monde contemporain connaît un déséquilibre des valeurs, une domination du matérialisme et du langage des intérêts particuliers, sans égard pour les normes divines ni pour les valeurs humaines universelles. Cela a conduit à des conflits prolongés et à une course effrénée à l’expansion de l’influence et à l’accaparement des richesses dont Dieu a gratifié certains pays, sans considération pour les droits des peuples. Il a conclu que le Noble Coran a établi un système précis organisant la relation de l’homme avec son Seigneur, avec ses semblables, avec la société et avec les autres nations, dans un cadre fondé sur la justice, la responsabilité et la solidarité.

Le Mufti de la République a ajouté que le Coran veille à consolider les liens entre les êtres humains sur la base de la connaissance mutuelle et de la complémentarité, et non du conflit et de l’hostilité, citant la parole divine : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez » (Al-Hujurât : 13). Il a souligné que la vice-gérance sur terre ne se réalise que par la réforme, l’édification et la civilisation, conformément au verset : « Et ne semez pas la corruption sur la terre après qu’elle a été réformée » (Al-A‘râf : 56), précisant que les appels à la destruction et à la subversion, même sous des slogans séduisants, ne sauraient se fonder sur une voie divine droite.

Il a poursuivi : face à ce flot de désordre intellectuel, moral et politique, nous trouvons dans le Coran une constitution divine qui rend à l’homme son équilibre, régule sa marche dans la vie et réalise l’harmonie entre l’intérêt général et l’intérêt particulier, entre la raison et la Révélation, entre les exigences de l’esprit et celles du corps. Il s’agit du Sage Rappel dont Dieu dit : « Un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi afin qu’ils méditent ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent » (Sâd : 29), et encore : « Certes, ce Coran guide vers ce qu’il y a de plus droit » (Al-Isrâ’ : 9).

Il a expliqué que le Coran n’est pas seulement un ensemble de textes à réciter, mais un projet civilisationnel intégré qui reconstruit l’être humain et façonne sa conscience selon les critères de la justice et de la miséricorde. Le Noble Coran se distingue par des caractéristiques uniques : il allie son origine divine à son attribution explicite à Dieu, la certitude de sa transmission et sa préservation de toute altération, comme l’indique le verset : « C’est Nous qui avons fait descendre le Rappel, et c’est Nous qui en sommes les gardiens » (Al-Hijr : 9). Il est également en harmonie avec la raison et ne contredit pas la science ; il réunit les versets explicites et ceux qui prêtent à interprétation, et ses significations varient entre le catégorique et le conjectural, le sens propre et le figuré, de manière à prendre en compte la diversité des époques et des contextes. Il demeure ainsi valable pour tout temps et tout lieu, englobant les dimensions doctrinale, législative et spirituelle.

Son Éminence a félicité les mémorisateurs du Coran, leurs enseignants et leurs familles, affirmant que l’attachement au Coran est un immense honneur et une grande responsabilité. Le lecteur du Coran s’élèvera en degrés de dignité au Jour de la Résurrection, comme l’indique le hadith : « Il sera dit au lecteur du Coran : Lis, élève-toi et psalmodie comme tu le faisais dans la vie d’ici-bas ; ta demeure sera au dernier verset que tu réciteras ». Et le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Lisez le Coran, car il viendra au Jour de la Résurrection en intercesseur pour ses compagnons ». Il a appelé à poursuivre le soutien à ces modèles lumineux et à former une génération portant le Livre de Dieu par la mémorisation, la compréhension, la méditation et la mise en pratique.

De son côté, le professeur Nasir al-Ghizawy, président de Université de Banha, a souhaité la bienvenue au Mufti de la République, affirmant que sa visite constitue un soutien majeur au parcours et à la mission scientifique et sociétale de l’université. Sa participation à la cérémonie en l’honneur des mémorisateurs du Coran reflète, selon lui, la complémentarité entre les institutions religieuses et académiques dans la diffusion d’une conscience éclairée, l’enracinement des valeurs de modération et la formation d’une personnalité étudiante équilibrée, alliant excellence académique et engagement éthique. Il a souligné que l’université tient à organiser des initiatives renforçant le sentiment d’appartenance, consolidant l’identité et soutenant les jeunes talents dans divers domaines, au premier rang desquels la mémorisation du Livre de Dieu, contribuant ainsi à préparer une génération capable d’assumer ses responsabilités et de servir sa patrie et sa nation.

 

La cérémonie s’est tenue en présence du conseiller Moustafa Abdel Hamid, président de l’Autorité mondiale de la jeunesse, de la professeure Gihan ‘Abd al-Hadi, vice-présidente de Université de Banha chargée des études supérieures et de la recherche, du professeur Taha Achour, vice-président de l’université chargé du service communautaire et du développement environnemental, du général de brigade Ahmed Mokhtar Al-Qadi, conseiller militaire du gouvernorat de Qalyubiya, du colonel Hafez Ibrahim, directeur de l’éducation militaire à l’université, de Son Éminence le cheikh Saïd Khadr, chef de l’administration centrale de la région d’Al-Azhar à Qalyubiya, ainsi que de Son Éminence le cheikh Abdel Rahman Radwan, directeur de la Direction des Awqaf de Qalyubiya.

La cérémonie a également rassemblé un large public composé de doyens de facultés, de leurs adjoints, de membres du corps professoral, d’étudiants et des familles des lauréats, qui ont exprimé leur gratitude pour cette distinction valorisant la place du Noble Coran dans le cœur des jeunes générations et affirmant que la mémorisation du Livre de Dieu demeure un honneur, une mission et une responsabilité.

À l’issue de la cérémonie, le professeur Nasir al-Ghizawy, président de l’Université de Banha, a remis le bouclier de l’université à Son Éminence le Mufti de la République, en reconnaissance de ses efforts remarquables au service du savoir et de la religion, ainsi que de son soutien aux mémorisateurs du Coran. Il a souligné que cette distinction reflète la profondeur de la coopération entre les institutions d’enseignement supérieur et Dar al-Ifta dans la diffusion d’une conscience religieuse éclairée et l’enracinement des valeurs de modération et de connaissance.

 

 

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