Le Mufti de la République a reçu le...

Dar al-Iftaa d'Égypte

Le Mufti de la République a reçu le directeur du Fonds de lutte contre l’addiction afin de renforcer les efforts de lutte contre la consommation de drogues. Il a également recommandé d’intensifier les programmes de prévention pour sensibiliser davantage aux dangers de l’addiction.

Le Mufti de la République a reçu le directeur du Fonds de lutte contre l’addiction afin de renforcer les efforts de lutte contre la consommation de drogues. Il a également recommandé d’intensifier les programmes de prévention pour sensibiliser davantage aux dangers de l’addiction.

Le Grand Mufti de la République, le professeur Dr Nazîr Mohammed ‘Ayyad, a reçu aujourd’hui, lundi, Dr ‘Amr ‘Uthmân, directeur du Fonds de lutte contre la dépendance et la toxicomanie, accompagné de sa délégation, afin de renforcer la coopération entre Dar al-Ifta’ d’Égypte et le Fonds dans la lutte contre la consommation et l’addiction aux drogues.

La rencontre s’est tenue en présence de M. Madḥat Wahba, conseiller médiatique du Fonds, et du Dr Ibrâhîm ‘Askar, directeur général des programmes de prévention.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la coopération et de la coordination entre Dar al-Ifta’ et le Fonds, pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les drogues et la réduction des risques liés à la consommation et à la dépendance, lancée sous le patronage du président de la République, Abdel Fattah al-Sissi, et appliquée en collaboration avec les ministères et institutions concernées.

Elle souligne également l’importance des institutions religieuses dans la correction des idées fausses concernant les drogues et dans la sensibilisation aux services gratuits de traitement de l’addiction, notamment à travers les centres « Al-‘Azîma » du Fonds ou les structures partenaires, ainsi que via la ligne téléphonique gratuite 16023.

Le Grand Mufti de la République a souligné que la lutte contre le danger des drogues n’est plus la responsabilité d’une seule institution, mais un devoir national, religieux et social, dans lequel toutes les institutions doivent coopérer. Cela vise à protéger les jeunes et à préserver les esprits, que Dieu a rendus essentiels pour la responsabilité et la construction des nations.

Il a expliqué que corriger les idées fausses liées à la consommation de drogues — notamment la croyance selon laquelle elles permettraient d’échapper au stress ou d’améliorer la concentration — est un axe fondamental de la lutte intellectuelle et de la sensibilisation. Il a également affirmé que la charia islamique met en garde contre tout ce qui cause un tort à l’être humain ou à la société.

Il a ajouté que Dâr al-Iftâ’ d’Égypte tient à renforcer la coopération avec les différentes institutions de l’État, en particulier le Fonds de lutte contre l’addiction, à travers des initiatives communes de sensibilisation. Il a aussi insisté sur l’importance d’utiliser les plateformes numériques et les réseaux sociaux pour atteindre les jeunes avec un discours conscient et efficace.

Enfin, il a affirmé que la protection de la famille égyptienne commence par la sensibilisation aux dangers de la consommation et à ses effets destructeurs sur la stabilité familiale et sociale.

Le Grand Mufti de la République a salué le rôle national joué par le Fonds de lutte et de traitement de l’addiction, à travers la mise en œuvre de programmes de prévention visant à sensibiliser les différentes catégories de la société aux dangers de la dépendance et de la consommation de drogues.

Il a également mis en avant les services gratuits de traitement offerts aux patients souffrant d’addiction, et a exprimé son appréciation pour ces efforts qui constituent un véritable rempart pour protéger les jeunes contre les risques liés aux stupéfiants.

Il a en outre appelé à une coordination continue entre Dar al-Ifta’ et le Fonds afin d’organiser des séminaires et des rencontres de sensibilisation dans les écoles, les instituts d’Al-Azhar et les centres de jeunesse, pour renforcer la prise de conscience des dangers de l’addiction, en coordination avec les autorités concernées.

De son côté, le Dr ‘Amr ‘Uthmân, directeur du Fonds, a exprimé ses sincères remerciements et sa gratitude au Grand Mufti pour son accueil chaleureux et son soutien total aux activités du Fonds.

Il a également salué le rôle pionnier de Dar al-Ifta’ d’Égypte dans la sensibilisation religieuse et morale et dans la promotion de valeurs qui protègent les jeunes. Il a affirmé que cette coopération constructive pour lancer des campagnes de sensibilisation communes contribue fortement à renforcer la conscience religieuse et sociale face aux dangers de l’addiction.

Le directeur du Fonds de lutte contre la dépendance a présenté l’évolution du problème des drogues à partir du rapport des Nations unies, ainsi que ses répercussions au niveau local, en plus des interventions menées par le Fonds en coopération avec les autorités concernées pour réduire la demande de drogues.

Il a indiqué que, selon le rapport de l’ONU, 316 millions de personnes ont consommé des drogues dans le monde, soit une augmentation de 20 % au cours des dix dernières années. De nombreuses personnes souffrent de troubles liés à la consommation ou d’addiction, et environ 500 000 décès sont attribués aux drogues chaque année dans le monde.

Le rapport souligne également un lien étroit entre les drogues, la criminalité organisée, la violence et les flux financiers illégaux. Les drogues représentent plus de 50 % de l’activité économique des groupes criminels organisés à l’échelle mondiale.

Il montre aussi que les jeunes, notamment ceux âgés de 15 à 19 ans, sont les plus exposés au risque de décès lié aux drogues, avec un taux de 45 % supérieur à celui des adultes.

Le rapport met en évidence l’apparition de nouvelles substances parmi les drogues de synthèse et leurs différentes formes, qui touchent de nombreux pays et peuvent avoir des effets plusieurs fois supérieurs à ceux de l’héroïne.

Il existe également un important déficit de traitement au niveau mondial : une seule personne sur 12 parmi les hommes dépendants a accès aux soins, et une seule femme sur 17.

Cependant, en Égypte, tous les services de traitement de l’addiction sont fournis gratuitement, dans la confidentialité totale et conformément aux normes internationales.

 

 

 

 

 

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