Droit de visite de l’enfant en gard...

Dar al-Iftaa d'Égypte

Droit de visite de l’enfant en garde

Question

Mon frère qui est, en même temps, mon client dans la présente affaire, avait obtenu un jugement lui donnant le droit de visiter sa petite fille « Aya », trois heures par semaine. Or, ce temps est insuffisant pour prendre soin d'elle, de l'habituer à lui et de créer chez elle une certaine familiarité avec sa famille paternelle. Pourrait-il inviter la petite à passer chez lui les vacances d’été et les fêtes officielles et réclamer, en outre, l'augmentation du nombre d’heures accordées ?

Réponse

    La garde de l’enfant est, essentiellement, un moyen pour protéger ses intérêts et ses droits. C’est pourquoi, sa garde ne peut pas être abolie même si l’ayant-droit à la garde refuse d’en assumer la responsabilité. Mesure prise en fait pour garantir l’intérêt de l’enfant visé primordialement par les règles organisatrices de garde de l’enfant. Pour cela, l’intérêt de l'enfant doit se mettre à l'écart des complots que la divorcée et son ex-mari tissent l'un contre l'autre.

    Il s’agit, en effet, d’une tutelle de formation ayant pour but de prendre soin du petit et de ses besoins et de garantir son intérêt. De son côté, la Chari’a a lié la garde de l’enfant à la protection de sa personne, de sa foi et de sa moralité. D’ailleurs, la garde est une bonne occasion pour habituer l’âme à la générosité et à l’abnégation. En outre, la loi qui s’y rapporte et qui est remarquablement inspirée de la Chari’a tournent autour toutes ces finalités.

    Ainsi, si l'application littérale de la loi n'arrive pas à réaliser les objectifs de la garde, l’esprit de la loi demeure quand même un moyen valable pour atteindre le but recherché de la garde.

    En conséquence, le juge peut permettre à votre frère de passer avec sa fille un jour par semaine et lui accorder un temps convenable pendant les vacances d’hiver et d’été et pendant les fêtes officielles pour voir sa petite. Il doit émettre un jugement équitable réalisant l’intérêt de l’enfant et assurer le droit du père d’élever son enfant et de prendre soin de lui dans la mesure où cela ne porte atteinte au droit de la mère à la tutelle de la petite. En effet, les compétences accordées au juge lui permettent d’agir de la sorte tant que le but recherché est la réalisation de l’intérêt de l’enfant gardé de la meilleure manière.

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